L'enfer ! Le cabaret le plus flippant de l'histoire de Paris
- ieplecomte
- 9 janv. 2024
- 2 min de lecture
L'ENFER : LE CABARET DE L'ANGOISSE
Qui dit cabaret, dit Montmartre ! En novembre 1892, un certain professeur de lettres, Antonin Alexander, que l'on nomme alors "Antonin", a la satanique idée de fonder le cabaret de l'Enfer au 34 boulevard de Clichy. Le succès est relatif et il déménage trois ans plus tard au 53 du même boulevard et est jumelé avec un autre cabaret au nom évocateur : le cabaret du ciel. Et là, les mauvais esprits entrent en action !

Agence Rol. Agence photographique, façade des cabaret de l'Enfer et du Ciel, 1909.
Comme tu peux le voir, la façade du cabaret de l'Enfer ne laisse aucun doute sur son intention diabolique : se faire avaler par un diablotin à la gueule grande ouverte, la fameuse "Bouche du diable". Son voisin, le cabaret du ciel, est un Woodstock avant l'heure, on y vient pour monter au 7ème ciel. On entre ?
ENTREZ, LE DIABLE VOUS ATTEND !
Une fois passé le seuil de l'entrée de l'Enfer, impossible de reculer : le diable vous accueille avec la célèbre formule lancée aux clients : "Entrez et soyez damnés", bonne ambiance ! À l'intérieur, le décor est complétement dingue, digne d'une véritable maison hantée... Et oui, le cabaret de l'Enfer est l'un des premiers restaurants à thème du monde ! Les serveurs accueillent leurs victimes en habits de diable et prennent un malin plaisir à les tourmenter. Oseras-tu goûter au fameux café bouillant à la pincée de souffre de la table 666 ?

L'intérieur du cabaret de l'Enfer, vers 1900.
Grosso modo, on y boit, on y mange et on assiste à des spectacles illusionnistes dans une ambiance pour le moins... angoissante ! Le cabaret devient vite une référence de la bohème parisienne. Dans les années 1920, le groupe des surréalistes d'André Breton s'y réunissaient pour effectuer leurs fameuses séances de sommeil mediumnique !
DE LA DÉBAUCHE À... MONOPRIX
Considéré comme un lieu de débauche par la morale puritaine, le cabaret de l'Enfer est contraint de fermer ses portes sataniques en 1950. Il est alors détruit afin d'agrandir... un magasin Monoprix, toujours en activité !




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